5 raisons de visiter Lyon

L’hiver est une bonne saison pour se rendre à Lyon. En dehors de la fête des Lumières, on peut y découvrir les fameuses traboules de la vieille ville, sa Biennale d’art contemporain et les premiers espaces réhabilités du grand Hôtel Dieu. On logera à l’hôtel Okko, au concept très original !

 La fête des Lumières

 Elle a lieu chaque année du 7 au 10 décembre et attire les visiteurs du monde entier ! L’événement remonte à 1852, période difficile pour la ville qui connut inondations et troubles sociaux. Alors que cette dernière avait décidé d’installer la fameuse statue de la Vierge Marie le 8 septembre sur la colline de Fourvière, elle dut reporter l’événement au 8 décembre du fait des intempéries. Et le jour J, les célébrations officielles furent encore gâchées par le mauvais temps ! Les lyonnais, en guise de communion et de solidarité allumèrent des lumignons à leurs fenêtres, une habitude qui a traversé les années et à laquelle s’est ajoutée un véritable festival artistique lié à la lumière.

Aujourd’hui, qu’il neige ou qu’il vente, les lyonnais sont dans la rue quatre soirs de suite, pour découvrir les nouvelles œuvres lumineuses ! Certaines sont de grandes projections qui transforment les monuments en écrans géants, fêtant avec des personnages animés l’invention du cinéma, les aventures d’Ulysse ou tout simplement la beauté de l’architecture.

Enoha fait son cinéma (N Picot)

Ailleurs, on découvre des monuments mis en lumière grâce à la technique du « chromolithe », un fabuleux jardin lumineux, un ballet d’araignées ou encore toutes sortes d’objets détournés. Ainsi, la fontaine des Jacobins transformée en horloge géante ou une pelleteuse affublée d’une cabine téléphonique avec aquarium (et vrais poissons !). Poésie, virtuosité, décalage et surprises… On vous donne rendez-vous l’année prochaine !

Les Pikooks par C. Martine

 

Traboules et maisons anciennes du Vieux Lyon

On vient souvent dans le Vieux Lyon pour visiter la cathédrale Saint-Jean ou goûter la délicieuse cuisine de ses fameux « bouchons » (les bistros lyonnais). Moins pour découvrir son patrimoine civil, sauvegardé grâce à André Malraux. Suite à une étude en 1960, notre grand ministre de la culture se rendit compte que Lyon était la plus grande ville Renaissance de France et y interdit toute destruction, notamment celle des fameuses traboules qui en sont une des grandes originalités.

Une traboule du vieux Lyon

Ce sont des sortes de couloirs étroits qui, pour relier deux rues, traversent plusieurs immeubles (jusqu’à quatre). Ils datent de certaines époques de surpopulation du Vieux Lyon où, la ville ne mesurant que 200 mètres de large sur 2 km de long, il fallut trouver des solutions. On limita la largeur des façades, suréleva les immeubles jusqu’à 5 étages et l’on construisit ces derniers les uns derrière les autres avec de minuscules cours intérieures !

Parmi les autres vestiges de l’époque, on pourra visiter la cour de La Maison du Chamarier (le responsable des finances de l’Eglise) avec son beau puits et son lavabo en pierre. Ou  la maison du Crible (actuelle Tour rose, 16 rue du boeuf) et le musée Gadagne qui montrent l’importante influence des Italiens à Lyon au XVe siècle. A l’époque avec ses quatre grandes foires annuelles, la ville attira tous les grands banquiers d’outre Appenin. Les premiers à venir furent les Médicis !

La maison du chamarier

Le Grand Hôtel Dieu réhabilité

 Les lyonnais sont très attachés à cet ancien hôpital car beaucoup y sont nés. Il a fermé ses portes en 2010 et fait l’objet d’un vaste projet privé de réhabilitation (par le groupe Eiffage), sans doute le plus important de ce type en Europe. Sur les quelques 50 000 mètres carrés de ce monument historique seront créés un hôtel Intercontinental 5 étoiles, des bureaux, des espaces événementiels, des appartements, des boutiques et restaurants soigneusement sélectionnés ainsi que la future Cité Internationale de la Gastronomie. Le tout avec des cours et des jardins accessibles à tous, et en préservant le maximum d’éléments anciens !

Car le lieu ne manque pas de charme. Construit entre le XVIIe et le XIXe siècle, il comporte des espaces avec de belles boiseries (le grand réfectoire des soeurs, l’apothicairerie…) de même que trois grands dômes dont un signé d’Eiffel. La livraison des premiers espaces a eu lieu le 18 décembre.

Dôme du XVII ème siècle du Grand Hôtel-Dieu

www.grand-hotel-dieu.com

La 14e Biennale de Lyon

 Du blanc, de la lumière, de la mousse, de l’air, des liquides laiteux, des gouttes… La Biennale, cette année, a convié 75 artistes du monde entier à créer une œuvre sur le thème des « Mondes flottants ». Assez « perché », comme toujours, cet événement qu’on pourrait croire réservé à quelques « happy few » attire du monde : des curieux, des amateurs et des classes d’élèves qui paraissent bien intéressées par ces œuvres monumentales et sensorielles avec de nombreux dispositifs sonores.

Hans Haacke , Wide white flow

Nous avons particulièrement aimé l’océan de tissu miroitant de Hans Haacke (en photo ci-dessus) dont le silence et la légèreté incitent au rêve et au calme. Apprécié aussi la Fontaine sonique de l’américain Doug Aitken qui dans une salle circulaire a installé un grand bassin d’eau blanche recueillant un ballet de gouttes sonorisées. Enfin la toile d’araignée, magnifiquement illuminée de Tomas Saraceno (Hyperweb of the présent) dont on peut aussi écouter les vibrations, offre une réflexion poétique sur le thème de la toile. A méditer !

Tomas Saraceno, Hyperweb of the present

 A la Sucrière (et dans d’autres lieux) jusqu’au 7 janvier. www.biennaledelyon.com

L’OKKO hôtel Lyon Pont Lafayette

Situé sur les berges du Rhône, en plein cœur du VIe arrondissement, cet hôtel design 4 étoiles offre des chambres jolies et confortables, et surtout le concept original d’un espace club pour ses clients. Y accédant avec sa clef, chacun pourra cocooner ou travailler dans de petits (ou grands) salons aux meubles « design » et colorés. On pourra aussi se restaurer à toute heure du jour, à des tables communes ou individuelles, en grignotant des biscuits, des chips ou en se servant dans des réfrigérateurs pleins de boissons et de délicieux yaourts. Petit déjeuner servi jusqu’à midi ; presse et BD à disposition. On s’y sent comme à la maison !

 

Vue sur un salon de l’hôtel Okko

 www.okkohotels.com/Lyon

Office du tourisme de Lyon, place Bellecour, 69214 Lyon.

Tél. : 04 72 77 69 69.

Mail : info@lyon-France.com

Centrale de réservation : 04 72 77 72 50 et résa@lyon-France.com

www.lyon-France.com

Photos  et texte de Valérie Collet

 

 

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1 Comment
  • Gaëlle
    Répondre 19 décembre 2017 at 18:14

    Et il ne faut pas oublier la gastronomie !

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