Beaupassage testé en septembre

Test au cœur du nec plus ultra de la gastronomie française, Beaupassage, le nouvel eldorado gourmand du 7 ème arrondissement parisien.

 Exit le couvent des Récollets, la maison paroissiale, l’ex garage Renault.

Pour les habitants du quartier qui ont connu ces locaux auparavant, pour ceux dont les enfants venaient aux ateliers sportifs de la paroisse St Thomas d’Aquin ; c’est une mini révolution ; mais au final celle-ci les séduit bien ; car dans cette succession de cours, ce passage piéton à ciel ouvert vient de s’ouvrir la crème des crèmes des chefs, qu’ils soient cuisiniers (Anne Sophie Pic, Yannick Alléno), boulanger (Thierry Marx qui est aussi un chef 2 fois étoilé), pâtissier (le grand Pierre Hermé), boucher (Alexandre Polmard).

Depuis la fin août, 10 000 M2 ont été rénovés, réhabilités entre la rue de Grenelle et le Boulevard Raspail à quelques mètres du musée Maillol. De quoi donner quelques sueurs froides à la proche Grande Epicerie du Bon Marché !!!

Test en 3 lieux de cette « parenthèse enchantée du quotidien », termes dont ce passage se qualifie : petit déjeuner à la Boulangerie Marx, goûter chez Hermé, diner à l’Allénothèque, un vaste programme que j’aurais pu compléter par quelques courses plus banales du quotidien au carrefour City de l’entrée.

La belle brochette des divers artisans de bouche de Beaupassage

Sur le pouce avec Marx

Boulangerie haut de gamme et sandwicherie nomade pour le cuisinier du Mandarin Oriental qui propose de belles viennoiseries dont de très régressives brioches aux pépites de chocolat et aux pralines roses. En revanche de gros regrets que la formule du p’tit déj’ ne contienne ni chocolat chaud ni jus d’orange pressé.

Brioche feuilletée de Marx

Quelques pains de la Boulangerie de Thierry Marx

A l’heure du déjeuner tout comme dans sa première adresse au 51 rue de Laborde dans le 8 ème arrondissement, possibilité de take away ou de petite restauration sur place tout en étant assis quand même : la spécialité de ce chef fortement influencé par la cuisine nippone qu’il affectionne est le « breadmakis », un sandwich roulé et fourré de gambas-avocat-pamplemousse ou salade niçoise ou pastrami. Préparés à la minute, ils constituent un mini repas à compléter avec des douceurs de son confrère et voisin Pierre Hermé.

Fermé le lundi

Breadmaki de Marx

 

 Douceurs sucrées chez Hermé

On ne présente plus Pierre Hermé, le pâtissier N° 1 de par le monde. Normal donc qu’il ait investi ce temple du bon en y ajoutant sa patte hautement sucrée.

Vue sur le café de Pierre Hermé à Beaupassage

Dans ce second café Hermé après le très réussi 86 av. des Champs Elysées, le prêt à emporter de macarons et de pâtisseries existe bien sûr ; mais prenez le temps de vous attabler à une table pour déguster un chocolat chaud Infiniment Chocolat, un café latte aux initiales PH, des macarons, un cocktail Ispahan créé à base de son extraordinaire association ‘litchi-rose-framboise’ laquelle est souvent copiée mais fort rarement égalée.

Si le cœur ou l’estomac vous en dit, vous pouvez même vous offrir une déclinaison des pâtisseries emblématiques de Pierre Hermé sur une même saveur (chocolat, Ispahan) : on appelle çà un Tea time Fetish !

Ouvert 7 jours sur 7

 

Des douceurs Hermé à prendre en terrasse

 

Dîner à l’Allénothèque

Au Pavillon Ledoyen Yannick Alléno cultive comme il se doit une discrétion de bon aloi et sa cuisine 3 fois macaronée n’est bien sûr pas accessible au commun des mortels.

L’huître en gelée de dashi

A Beaupassage, parti pris d’un bistrot gastronomique dans un décor industriel au plafond ouvert sur ses conduites d’aération. Si le temps le permet, profitez donc d’un ultime repas en terrasse : dans cette calme ruelle agrémentée d’arbustes et de bouleaux, on a du mal à croire qu’on est en plein cœur d’un Paris toujours plus bruyant et embouteillé !

Formules à déjeuner et propositions à la carte pour le dîner ; mais toujours la même qualité proposée sur un très court menu par Romain van Thienen, un ex du Peninsula passé chez Lignac puis formé 4 mois au Ledoyen.

Pour démarrer une originale huître en gelée de dashi (bouillon d’algues et de bonite japonais) et pickles de concombres ; une préparation qui ferait aimer l’huître à ceux qui ne supportent pas ce mollusque car elle est sans excès, subtile et finement iodée (14 €). A défaut on peut se régaler de raviolis garnis de paleron de bœuf et copeaux de navets : la viande en morceaux filandreux apporte de la mâche en bouche en regard de la pâte à raviolis (13 €).

Canette des Dombes et navets

Choix entre un ris de veau, une canette des Dombes ou une lotte au beurre comme plat principal avec de justes cuissons (non saignant à l’arête pour le poisson ou pour la viande). Les plats manquent un peu de générosité dans la garniture. Heureusement la boule de pain servie chaude et son beurre au cumin comblent une petite faim.

Pour finir sur une note sucrée, ananas rôti et sorbet, tarte au chocolat et fèves de tonka : simple mais bon !

A accompagner si vous êtes adepte d’un vin blanc d’une IGP pays des Collines Rhodaniennes « Blanc d’en Face » du Domaine du Monteillet 2016 (6 €), d’un rouge d’un Côtes-de-Nuits Village Domaine David Duband 2014 à 12 €. Avec le dessert, c’est un Pacherenc-du-Vic-Bilh du Domaine Labranche-Laffont 2016 à 7, 50 € qui convient.

Fermé dimanche et lundi

Ananas rôti et sorbet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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