Café Pouchkine Paris

A la Madeleine, une ‘antenne’ du café Pouchkine moscovite à la sublime décoration.

C’est à Andrey Dellos, entrepreneur esthète qui a inauguré le 1 er café Pouchkine à Moscou en 1999, que l’on doit ce superbe écrin du XVIII ème siècle au coeur de Paris, à quelques mètres de la Madeleine.

Au pied de l’église viennent de résonner, hélas, les mélodies de Johnny Halliday; mais ici c’est plutôt « Nathalie » la complainte de Bécaud qu’il serait opportun d’écouter. En effet, dans les années 60, Bécaud évoquant un chocolat chaud à boire au café Pouchkine lance sans trop le savoir la légitimité de ce café totalement imaginé par le chanteur.

Boiseries et médaillons antiques

Romantique, Andrey Dellos en tant que collectionneur et décorateur averti ne peut s’empêcher de faire revivre ici à travers les différents salons la magnificence des valeurs artistiques franco-russes au XVIII et XIX ème siècles. La délicatesse et l’ultra féminité d’une Marie Antoinette (boiseries dorées, médaillons antiques) se mêlent à un certain ‘classicisme catherinien’ (miroirs peints comme ceux de Pavlovsk et de Tsarskoe Selo, cheminée en jaspe, trophées de guerre en bronze doré et escalier en fer forgé).

Un bel escalier en fer forgé mène au 1 er étage

L’expérience est unique en un mélange ‘cabinet de curiosités – palais russes – propriétés Régence’ et elle témoigne surtout de l’influence artistique de la France sur la Russie de l’époque.

Si l’écrin architectural et décoratif est conçu pour recevoir un style français ; il en est de même pour la cuisine qui mixe des classiques russes ( bortch, piroshki, pelmini, koulitch) à des incontournables de la gastronomie française (croque-Madame, foie gras de canard, suprême de volaille jaune des Landes, millefeuille).

Esturgeon en délicate gelée et caviar d’Aquitaine

A la dégustation, un divin croque-Madame enroulé sur ses fromage et jambon fondus (18 €), des oeufs Benedict et leur filet de truite fumée cachée sous la hollandaise (18 €), des pirohski aux champignons, au boeuf, aux légumes, au canard comme là-bas (20 € les 4), un sandre et une côtelette de veau Pojarski (25 €), c’est à dire panés d’un mélange de pain et de lait chaud, ce qui donne une croûte croustillante comme une panure légère.

Millefeuille de harengs mimosa

Mais dans cet antre hors du temps, le sucré monte sur la plus haute marche du podium et comme pour le 86 Champs, il s’agit de choisir ses déserts et ultérieurement son salé. Aux fours, Nina Métayer qui vient d’être élue en 2017 pâtissière de l’année par le Gault et Millau et Patrick Pailler le chef éxécutif. A eux deux ils font des prouesses avec des pavlovas très légers, une tarte au citron divine qui vous transporte à Menton, des Matriochkas qu’il faut couper en deux pour en saisir le coeur coulant, des macarons ‘yahourt’ d’une tendresse fruitée infinie. Comptez quelques 7 € par gâteau et 1, 90 € le macaron.

Praliné au coeur coulant

Voilà pour les gourmets de tous âges des douceurs qui sont à déguster à toute heure de la journée du petit déjeuner au souper.

Pouchkine

16 place de la Madeleine

75008 Paris

Tél : 01 53 43 81 60

Ouvert de 7 h 30 à 23 h du lundi au samedi, le dimanche de 10 à 18 h

Au 1 er il y a aussi un petit salon proivatisable

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2 Comments
  • Renaud L
    Répondre 3 janvier 2018 at 10:09

    Quel décoration réussie ! La nourriture est de plus très belle.

  • Natalie de Montille
    Répondre 3 janvier 2018 at 10:17

    Merci Marie-Laure pour cette belle description !
    C’est très tentant …

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