Expo « les fleurs font l’étoffe » au Musée de l’Impression sur Etoffes de Mulhouse

A Mulhouse, au musée de l’impression sur étoffes, l’exposition « les fleurs font l’étoffe » propose un voyage botanique dans le temps, les couleurs, la nature en retraçant la créativité florale du 18 ème siècle à nos jours à travers les collections du musée et les modèles de robes des 3 invités (YSL, Agnès b. et Léonard).

Pourquoi ce musée ?

En 1746, 4 jeunes mulhousiens, Koechlin, Schmaltzer, Dolfus et Feer, fondent une manufacture textile en centre ville dont les effets se prolongent encore de nos jours. Au 18 ème l’impression sur textile entraîne la croissance de la ville et les révolutions industrielles du 19 ème siècle placent Mulhouse et l’Alsace à la tête du marché mondial du tissu imprimé.

Une partie du musée est consacrée aux impressions ‘à l’ancienne’ avec planches en bois et pochoirs

En 1833, les industriels mulhousiens décident de conserver leurs créations et si l’impression alsacienne domine, les collections s’enrichissent de textiles du monde entier au fur et à mesure des décennies.

Aujourd’hui le musée possède et conserve 6 millions d’échantillons et près de 5 000 documents textiles (métrages, dessus-de-lit, châle…) du 18 ème siècle à nos jours.

Les robes de Léonard dans un escalier

Une expo temporaire sur les fleurs

Le camélia était ‘la’ fleur de Mademoiselle Chanel, les roses et le muguet celles de Dior, l’orchidée celle de Léonard, le chardon celle de Mc Queen.

L’hortensia et Léonard

Dans l’Antiquité, la flore inspire palmettes et fleurettes ; les tableaux au Moyen Age en particulier les peintres flamands rendent hommage à Dame Nature avec de superbes natures mortes de fleurs en vases ou corbeilles d’osier ; mais il faut attendre le siècle des lumières pour que l’imitation de la nature gagne des tissus avec une certaine inventivité.

Modèles Agnès b. sur fond de son imprimé ‘roses’

Les livres sur la botanique fleurissent au XVIII ème siècle ; l’aristocratie et la reine Marie Antoinette ornent leurs chapeaux de fleurs sophistiquées et la révolution met en opposition les fleurs sauvages à l’honneur.

Symbole de l’amour, attribut de Vénus et de la Vierge Marie, la rose est omniprésente dès le XVIII ème sur les tissus et au XIX ème les roses dites à l’anglaise font fureur.

L’orchidée souvent présente chez Léonard

Introduite en Europe suite à l’expédition de Bougainville en 1769, l’hortensia connait un important développement au second empire.

Dans la 2nde moitié du XIX ème siècle et la découverte de l’art japonais dans les expositions universelles, les estampes japonaises font connaître les fleurs de cerisier et de prunier au monde.

Les fleurs des invités

Yves Saint Laurent n’a eu de cesse de parer ses modèles de robes de fleurs des champs, de flore des jardins, de fleurs des pays exotiques. Son jardin Majorelle à Marrakech était pour lui une source permanente d’inspiration.

Robe longue et boléro YSL

Depuis 40 ans, Agnès b. passionnée de fleurs les photographie pour créer des imprimés exclusifs. Elle décline à l’infini dans ses modèles les fleurs et en particulier la rose.

Pour Léonard qui a fêté en 2018 ses 60 ans de création, l’orchidée est l’emblème de sa maison.

Robe ancienne de fillette

Plusieurs robes de ces 3 couturiers sont entreposées dans l’escalier et certaines vitrines en une scénographie simple mais réussie.

Vous avez presque toute l’année 2019 pour voir cette exposition temporaire qui se terminera le 29 septembre 2019.

Musée de l’Impression sur Etoffes

14 rue JJ Henner

68 100 Mulhouse

T : 03 89 46 83 00

www.musee-impression.com

 

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1 Comment
  • florence ledrut
    Répondre 5 janvier 2019 at 07:25

    yves St L : quel dieu

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