La manufacture Vuillemin du Doubs

Spécialiste de l’horloge comtoise, la manufacture Vuillemin jette un pont entre temps anciens et modernité.

Dans les pays de montagne, tout spécialement dans le Doubs, mais aussi un peu partout en France, en Europe ; qui ne connaît pas « la comtoise » ? Dans la mémoire de Mr et Mme Toutlemonde ; c’est ‘l’horloge de sa grand mère’ ! Autant dire qu’elle est foncièrement populaire et surtout un symbole affectif au sein de la maison.

La Charline, la comtoise qui est dans la mémoire de tout un chacun

Originaire du Haut Jura (région de Morbier et Morez) où elle fut créée au XVII ème siècle, la comtoise désigne une horloge de parquet, telle qu’il en existait dans tous les foyers français au XIX ème.

Vue sur différents modèles

Partie intégrante du patrimoine français, la comtoise manque d’être abandonnée à la veille de la seconde guerre mondiale et il faut attendre les années 70 pour qu’elle renaisse avec le retour en grâce du rustique. A cette époque deux entreprises seulement, dont la Seramm dans le Doubs, font encore de la production. En 2010 Philippe Vuillemin reprend cette société et aujourd’hui seule la manufacture Vuillemin fabrique pour le monde entier l’authentique comtoise.

Un des artisans, Mr Belle, montrant une roue

Vuillemin est détentrice d’un réel et mythique savoir-faire horloger et perpétue l’invention, en 1660, des frères Mayet du mouvement d’horloge mécanique dit cage-fer. Pour cette raison, la manufacture installée non loin de Besançon a été labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant en 2012.

Faits dans l’atelier, les roues, aiguilles, barillets sont soigneusement rangés

Faire un tour dans les ateliers permet de comprendre la complexité de l’horloge et surtout de voir combien la créativité est grande. En effet si les pièces au cadran blanc décoré et à la caisse en bois de merisier ou de chêne sont encore très nombreuses ; le design a pris le dessus avec des caisses aux courbes étonnantes et aux matériaux ultra contemporains. Le cœur de l’horloge, son mouvement mécanique, demeure en grande partie en laiton, inox et acier. Mais les parties annexes se jouent des matériaux modernes avec plexiglas, peinture laquée or ou pepsy. Presque personnalisable à l’infini, chaque horloge est ainsi un modèle potentiellement unique.

Contemporaine, la Kairos

Environ 300 horloges sortent de l’atelier et des mains expertes de 4 artisans.

On ne peut qu’applaudir ce « made in Doubs » et cette modernité du mouvement dans sa cage qui fait que les comtoises de 2017 ont, je l’espère, un bel avenir devant elles.

Le modèle ‘Chevalet’

Manufacture Vuillemin

Des aiguilles ‘vitraux’

Rue du Pré Brenot

ZI

25 870 Châtillon-Le-Duc

03 81 50 05 94

www.manufacture-horloges-comtoises.com

www.doubs.travel

www.besancon-tourisme.com

 

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3 Comments
  • estelle
    Répondre 9 avril 2017 at 22:21

    çà n’intéresse que les mecs !!

  • Gaëlle
    Répondre 11 avril 2017 at 11:34

    Non, moi, ça m’intéresse.

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