Le Faust du théâtre du Ranelagh

Au théâtre du Ranelagh une rencontre pour savoir si le diable peut s’incarner : une pièce merveilleusement jouée ; à voir même si le sujet est terrifiant.

On connaît bien le mythe de Faust né en Europe centrale au 15 ème siècle qui évoque la vente par un alchimiste de son âme au diable en échange de connaissances et de pouvoirs. A la fin de sa vie, le docteur aurait été retrouvé mort la nuque étrangement brisée.

Les acteurs : O. Lugo, R. Rivière et R. Dutheil

La légende s’est vite répandue et Goethe, le poète écrivain scientifique, du romantisme, des rapports humains et de l’amour s’est emparé de ce thème du diable versus le mal et / ou le bien dans la vie d’un homme.

R. Rivière et J.Rodriguez

Ici la pièce est reprise via la traduction de Gérard de Nerval et les acteurs nous posent incessamment la question du combat moral que se livre l’homme en lui-même et de son libre arbitre. L’Homme veut il le mal ou le bien ? La tentation est omniprésente, traduisant toute la faible humanité des hommes, les rendant pleinement vivants et touchants.

Le combat est de courte durée et l’homme de choisir rapidement ‘l’esprit de négation’, le mal dans l’espoir d’une seconde et meilleure vie, afin d’échapper à son actuelle situation. Si seulement l’homme avait compris que Méphisto, alias Lucifer, alias le mal, alias le diable, alias le néant, n’est qu’un mirage pour perdre l’Homme.

La rencontre qui nous est offerte ici apporte une intéressante vision du diable avec un appui de la théologie, de la littérature, de l’art, de la philosophie.

Beau jeu des acteurs dans une scène morbide et noire avec un décor seulement fait d’un escalier métallique amovible qui conduit vers les abysses (seul le diable, R. Rivière, parle trop vite et est parfois peu compréhensible ). Intéressante confrontation avec la musique grâce à un pianiste qui ponctue les scènes.

 

Théâtre du Ranelagh

5 rue des vignes

75016 Paris

visuels de Ben Dumas

 

 

 

 

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