Lille en 3 lieux à voir

De passage à Lille, voici quelques monuments à voir absolument

Le Palais des Beaux Arts

Lors de ma venue, l’extérieur du bâtiment était bâché et le sous-sol aussi en restauration et réaménagement ! Néanmoins il est difficile de faire l’impasse sur ce musée, un des plus conséquents après le Louvre pour la richesse de ses collections.

Au départ, l’ancien musée était abrité dans le couvent des Récollets aujourd’hui disparu ; puis à l’hôtel de ville. Mais l’ensemble des collections était si vaste qu’est décidée en 1881 la construction d’un palais – celui que nous connaissons aujourd’hui – pour l’abriter. Une souscription locale en forme de loterie est proposée aux Lillois pour le financement mais ceux-ci n’adhèrent pas au projet et l’édifice finalement inauguré fin XIX ème est loin du projet initial prévu !

Très vaste, le musée abrite tout l’Art de l’Antiquité aux peintures du XX ème siècle. Les œuvres d’artistes majeurs sont exposées : Delacroix, Rubens, Géricault, Greco, Goya dont l’une des toiles a été achetée par le conservateur lui même au XIXème siècle, Chardin, David, Courbet, Rodin, Monet, Sisley….

Néo-classique, le bâtiment joue avec le contemporain par sa structure même qui associe béton, verre et pierre ; laissant ainsi pénétrer la lumière dans l’immense salle du rez-de-chaussée où de monumentales sculptures trônent.

Place de la République 59 000 Lille

www.pba-lille.fr

La porte de Paris et le beffroi de Lille

Le Musée de L’Hospice Comtesse

Voilà une perle rare que ce musée en plein coeur historique de la ville et situé sur l’ancien lit de la basse Deûle ; puisqu’en son arrière était le port de Lille.

Fondé en 1237 par la Comtesse Jeanne de Flandre dans l’enceinte de son propre palais, le lieu placé sous la protection de la Vierge a pour vocation de soigner les indigents, les pèlerins et les pauvres. C’est une communauté d’hommes et de femmes ayant adopté la règle de St Augustin qui soulagent ainsi les corps et les âmes.

L’Hospice Comtesse : une perle rare dans le vieux Lille

Par le concept et aussi par l’ordonnancement et les édifices ; l’ensemble est proche des asiles hospitaliers voisins de Bruges, de Gand et de Lessines ainsi que l’Hôtel-Dieu de Beaune. L’institution est protégée par les puissants du royaume et vit grâce aux revenus d’exploitations agricoles et de biens fonciers. La révolution remodèle cette assistance publique et jusqu’en 1939, l’Hospice Comtesse devient un refuge pour ‘Vieux-Hommes’ et orphelins avant d’être transformé en 1962 en musée.

Construit, modifié, reconstruit, étendu ; cet hôpital traduit plus de 500 ans d’occupation et par la force des choses il est nécessairement un peu hétéroclite avec des constructions de différents siècles.

De récentes restaurations ont coloré les façades avec des teintes très vives (divers ocres pour certains entourages de fenêtres, aplats gris et rouges) reprenant les couleurs des bâtiments lillois à l’époque du XVII ème siècle. Le mélange des genres est palpable aussi dans l’emploi des divers matériaux (brique, pierre blanche, grès) et ce classicisme français s’imprègne alors d’architecture flamande d’antan. On peut penser que l’aspect actuel de l’Hospice comtesse est vraiment proche de celui qu’il était sous Louis XIV vers 1665 ; contrairement au style de l’Hospice Gantois aujourd’hui transformé en hôtel 4 étoiles.

Dans la grande salle des malades, un immense luxe pour l’époque : un lit individuel séparé par des rideaux. Des expositions temporaires et le plus souvent d’œuvres ultra contemporaines contrastent avec les toiles de dévotion spirituelle. Normal, car la chapelle dans le prolongement est seulement séparée par un jubé (décor très riche et plafond à caissons représentant des écussons d’une soixantaine de bienfaiteurs de l’hôpital).

Une plaque de faïence du musée Hospice Comtesse

Dans une autre aile, le 1 er étage est consacré à de multiples objets d’art qui vont des bannières de métiers aux globes de Coronelli et à des toiles de Watteau témoignant de la physionomie de la ville. Au rez-de-chaussée, les pièces sont des témoignages de la manière de vivre des augustines avec cuisine aux carreaux bleu cobalt, réfectoire, parloir et chambre de la prieuré, pharmacie et lingerie….(voir l’ancêtre du fer à repasser avec une étonnante presse à draps du XVII ème siècle).

32 rue la Monnaie 59 000 Lille

03 28 36 84 00

La Vieille Bourse

Beaucoup de charme pour cet ensemble de maisonnées qui d’une part constitue le plus bel ensemble de Lille et d’autre part se situe sur la place emblématique de la ville, la place du Général de Gaulle. Construite de 1652 à 1653, cette ancienne bourse du commerce est riche de 24 maisons identiques lesquelles entourent un cloître.

Lille sous la neige

En opposition à la bourse moderne, l’adjectif de ‘vieille’ de cette bourse n’est pas très approprié ; car le lieu n’est pas du tout suranné et obsolète. L’endroit est rempli de bouquinistes, parfois de joueurs d’échecs et est toujours extrêmement vivant entre touristes, badauds et autochtones à la recherche d’une perle littéraire.

L’été il peut même y avoir des démonstrations de tango qui animent la cour.

Tout renseignement à www.lilletourism.com

Très typique, un estaminet … ici dans le vieux Lille

 

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2 Comments
  • Bertie
    Répondre 24 octobre 2017 at 08:27

    Excellent article.
    Très jolie ville à ceux qui la connaisse

  • Catherine de Bourgoing
    Répondre 24 octobre 2017 at 13:51

    Et l’expo Millet où est ce? Je croyais que c’était ouvert

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