L’inédit cabinet de curiosités de l’Hôtel Salomon de Rothschild

Tout récemment ouvert au grand public, le cabinet de curiosités de l’Hôtel Salomon de Rothschild mérite votre visite.

 L’hôtel particulier est une merveille ; le cabinet de curiosités comme son nom l’indique un lieu inédit, étonnant par la diversité et l’étrangeté des pièces rassemblées.

Le beau vestibule et son escalier de l’Hôtel Salomon de Rothschild

Proche des Champs Elysées, l’hôtel est édifié sur une ex-folie de villégiature construite par l’architecte Girardin pour le financier Beaujon. L’acquéreur suivant est aussi dans le microcosme de l’argent puisque l’hôtel et ses jardins sont repris par Adèle de Rothschild, épouse de Salomon, l’un des 4 fils de James de Rothschild, fondateur de la branche française de la célèbre famille de banquiers.

Une partie du jardin avec les vestiges de l’ancienne chapelle Saint-Nicolas de la Folie Beaujon et la Rotonde Balzac

Qu’est-ce qu’un cabinet de curiosités ? Une tradition artistique remontant au XVI ème siècle d’un lieu regroupant des objets aux provenances et aux typologies hétéroclites, témoins de la riche diversité artistique du monde.

L’intérêt de ce cabinet est son appartenance à sa créatrice et fondatrice, Adèle de Rothschild, qui en femme cosmopolite intéressée par l’art a rassemblé des objets éclectiques. Par testament Adèle lègue à l’Etat cet hôtel et ses collections avec une mention toute particulière pour le cabinet qui doit rester tel qu’elle l’a conçu, intact à travers les siècles. Le cabinet de curiosités est ainsi préservé et comme disent les experts ‘totalement dans son jus’.

Vue de l’intérieur du cabinet

L’authenticité et la rareté de ce cabinet fait qu’il n’est ouvert à la visite que 2 fois par mois : le premier samedi de chaque mois à 11 h et le second mercredi du mois à 12 h 30 pour des groupes de 10 personnes maximum ayant réservé au préalable. Découverte en 1 heure avec un guide et une lampe de poche pour admirer l’insolite d’œuvres qui doivent être pour certaines cachées de l’agressivité de la lumière.

Quelques pièces phare : plaques chinoises de ceinture en jade du XIX ème siècle ; fusil Tufek au manche en ivoire d’un anonyme turc du XVIII ème siècle ; écritoire vénitien en noyer incrusté de nacre du XVII ème siècle ; marbre de Rodin ; assiettes et porcelaines de Chine ; armes ….

L’étrangeté se complète par le cadre même du cabinet ; une pièce de 40 m2 avec des murs en cuir de Cordoue, des vitraux allemands et suisses du XVI ème et une tapisserie française du XVII ème siècle.

Hôtel Salomon de Rothschild

9-11 rue Berryer

75008 Paris

Réservation au 01 45 63 23 56 ou visite@fnagp.fr ; 10 €.

Visuels de Barnabé Moinard / FNAGP

Détail : L’Orpheline Alsacienne de Rodin et une partie de vitrail

 

 

Ecritoire vénitien du 17 ème siècle

Share Button
1 Comment
  • Gaëlle
    Répondre 11 septembre 2017 at 11:27

    Quel merveilleux écrin !

Post a Comment