Prangins en Suisse ou la vie de château au XVIII ème siècle

Sur les rives du Léman, le Château de Prangins invite à un voyage au siècle des Lumières. Entre mobilier du 18 ème et potager d’espèces anciennes ; la thématique propre au lieu « noblesse oblige » trouve ici toute son ampleur.

Au centre du Léman, à 30 mn de Lausanne et tout proche de Nyon ; Prangins possède une superbe terrasse qui domine les eaux calmes du lac et les cîmes enneigées des Alpes.

Outre cette situation de rêve, Prangins est multi-lieux : le siège romand du Musée national suisse, une demeure construite entre 1729 et 1740, un certain art de vivre à la française à l’époque du siècle des Encyclopédistes, un potager-conservatoire des espèces végétales d’antan.

Vue aérienne sur le château et les 4 carrés du potager

De Voltaire à Joseph Bonaparte, la demeure de seigneurie à propriété princière, école et habitation est devenue aujourd’hui un musée. Depuis 1998, Prangins est le plus grand château témoin du XVIII ème siècle en Suisse.

La signalétique extérieure rappelle certains personnages du Siècle des Lumières comme la voisine Madame de Staël

Boiseries, tableaux et portraits de famille, porcelaines de Chine, textiles luxueux pour les tentures murales et les rideaux, candélabres et lustres de cristal, livres et commodes de style Boulle, ….. : toutes les pièces, tous les objets ont été restaurés, aménagés pour transporter le visiteur sous l’Ancien Régime dans le quotidien d’une famille aristocratique du pays de Vaud.

La salle à manger

Neuf pièces permettent de voir comment vivait un noble, ses droits et obligations quotidiennes. La confédération helvétique a pu reconstituer complètement la demeure du baron Louis-François Guiguer, car lui-même et sa femme Matilda ont tenu jusqu’à la mort du baron en 1786 un journal qui a constitué un témoignage exceptionnel sur la vie de la société francophone en Suisse.

Détail du salon aux tentures rouges

L’autre point névralgique de la propriété est le fort beau potager. Sur ½ hectare, pas moins de 4 carrés de plantes médicinales et magiques, domestiques et utilitaires, aromatiques et condimentaires, d’odeurs et de parfums. Absinthe, ancolie, bourrache, chervis, gentiane jaune, chicorée scarole, guimauve officinale, marjolaine, mélisse, prunier de Damas, serpolet, trigonelle….. : les 200 variétés doivent être régionales et du XVIII ème siècle.

La scénographie rend le château très vivant

Tant pour le végétal que pour les possessions mobilières, le château de Prangins a une grande vocation pédagogique : la vie d’une famille noble suisse sur le modèle français du siècle des Lumières, l’intérêt de cette famille pour les sciences et leur conscience à un bien-être général par une alimentation saine pour toute la population travaillant au château.

Un potager d’espèces locales du 18 ème siècle

Château de Prangins

3 avenue du général Guiguer

1197 Prangins

+ 41 58 469 38 90

Pour venir de Paris, le tgv Lyria jusqu’à Genève, puis correspondance pour Nyon par train, bus, bateau, voiture.

www.chateaudeprangins.ch

www.suisse.com

certains visuels fournis par le château lui même, le Musée National Suisse et les photographes (Amiguet, N.Lieber, M. Baertsch, D. Stuppan)

 

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2 Comments
  • Bertie
    Répondre 28 mai 2017 at 15:11

    Magnifique ce château 18e au bord du lac de Genève. Le potager subit-t-il des traitements chimiques modernes ?

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