Tintoret au Musée du Luxembourg

Le peintre Tintoret est célébré au Musée du Luxembourg pour le 500 ème anniversaire de sa naissance. Focus sur le portraitiste de la Renaissance italienne et sa vision du regard.

On a beaucoup écrit sur Jacopo Robusti, connu sous le surnom de « le Tintoret », surnom qu’il tire du métier de son père, le petit teinturier, il tintoretto en italien.

On a beaucoup écrit sur les nombreuses toiles religieuses qu’il a composées ; le commandes provenant des ordres religieux, des couvents, des riches patriciens, des ambassades et du gouvernement.

Autoportrait

On connaît moins les luttes intestines et les règlements de comptes que se livraient les peintres entre eux pour gagner la suprématie artistique dans la Venise artistique du XVI ème siècle. Véronèse, Zuccari, Salviati, Titien se livraient une bataille sans merci et celle-ci est particulièrement impitoyable entre Titien et Tintoret.

On évoque moins la manière dont le Tintoret savait capter, dans ses toiles, le regard de l’homme ou de la femme portraiturée. Là encore l’influence de son aîné, le Titien, est primordiale ; car Titien fut le portraitiste le plus connu de la haute Renaissance et car l’œuvre débutante de Tintoret rappelle par les jeux de lumière, les postures, les accessoires celle du Titien. Ce dernier avait pour clientèle toute l’aristocratie italienne et européenne ; là où le Tintoret se cantonne aux personnalités de sa ville natale, Venise.

Portrait d’homme dit de Sorenzo ( Nantes)

J’ai été impressionnée par la justesse dont le Tintoret analyse, capte les yeux de ses personnages avec une profonde intensité. Mais les écrits sur le peintre s’accordent à dire que le peintre répugnait à ces portraits qui n’étaient pour lui qu’alimentaires ; que seules l’intéressaient les évocations de mythes, de légendes dans des lieux stratégiques, mais qu’il les « proposait » à bas prix s’attirant ainsi de nombreux ennemis parmi ses confrères.

Portrait de Nicolo Doria (collec. particulière)

Tintoret ne portraiturait que dans le but de créer des liens sociaux avec des gens de la « haute » ; car il souffrait de sa modeste extraction. Dommage car il savait mieux que d’autres capter le regard de ses personnages.

Le Christ et la femme adultère

Tintoret naissance d’un génie

Musée du Luxembourg

Du 7 mars au 1 er juillet 2018

19 rue de Vaugirard

75 006 Paris

01 40 13 62 00

Visuels fournis par la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais avec en ouverture Le Christ et la femme adultère

 

 

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2 Comments
  • guillaume mersier
    Répondre 12 mars 2018 at 22:19

    belle toile

  • Renaud L
    Répondre 12 mars 2018 at 22:22

    belle expo et beaux visuels !!

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