Vous connaissez le Papier d’Arménie ?

Classée Entreprise du Patrimoine Vivant, Papier d’Arménie est une ‘jeune’ maison familiale qui depuis 1885 parfume les intérieurs. Rapide portrait après une visite des ateliers de Montrouge.

Du benjoin dont on découvre les propriétés désinfectantes aux minis feuilles imprégnées de cette résine et qui en se consumant dégagent du parfum ; le raccourci est fait. Et le procédé de fabrication est quasiment inchangé depuis sa découverte par un chimiste lors d’un séjour en Arménie et son travail d’élaboration avec un pharmacien qui parvient au XIX ème siècle à liquéfier ce benjoin dans des solvants et à en imprégner du papier.

Vrac de benjoin plus ou moins réduit en poudre

Vrac de benjoin plus ou moins réduit en poudre

 

Cette pme de 12 personnes environ est familiale et toujours dans les mains de l’arrière petite fille du fondateur. Installée depuis 1913 à Montrouge, l’usine laboratoire n’a pas bougé et les matières premières viennent de Suède pour le papier, du Laos pour le benjoin.

Le papier passe par des bains salins pour qu'ultérieurement le benjoin puisse se fixer

Le papier passe par des bains salins pour qu’ultérieurement le benjoin puisse se fixer

Le savoir-faire artisanal est toujours identique pour ce ‘parfumage’ d’ambiance : choix du papier qui est trempé dans un bain salin, puis séché, puis trempé dans la résine de benjoin, à nouveau séché, perforé, conditionné, empaqueté….. Pas moins de 12 étapes de fabrication sont nécessaires avec fort peu de machines et beaucoup d’interventions manuelles pour obtenir le précieux petit carnet de feuilles odorantes lequel est vendu dans plus de 20 000 points de vente comme les pharmacies, drogueries, tabacs, boutiques d’objets de décoration….

 

Aujourd’hui le carnet ‘Triple’ initial aux notes orientales de sucre, de vanille et de notes balsamiques a deux frères ; la société ayant fait appel au célèbre nez – arménien aussi – Francis Kurkdjian pour composer d’autres mythiques papiers d’Arménie. Senteurs d’ailleurs à la myrrhe et odeurs à la rose viennent compléter le premier carnet ; alors que la maison travaille aussi avec un cirier pour fabriquer des bougies avec cette odeur si spécifique que dégage le Papier d’Arménie.

 

Efficacité garantie pour couvrir les odeurs de cuisine, absorber et parfumer les vieux livres dans une bibliothèque, effacer toute mauvaise odeur de cigarette sur des vêtements dans un placard ou une armoire avec ces emblématiques feuilles à la couleur rouille.

Accrochage pour le séchage des feuilles imprégnées

Accrochage pour le séchage des feuilles imprégnées

 

Brochage des carnets avant la découpe au massicot

Brochage des carnets avant la découpe au massicot

 

Précaution d’utilisation : plier en accordéon la petite feuille au dessus d’un brûloir ; l’enflammer légèrement et laisser se consumer par un seul point incandescent et sans flamme ; ventiler la pièce après utilisation.

Laisser se consumer doucement et sans flamme la feuille

Laisser se consumer doucement et sans flamme la feuille

 

Carnet simple, coffret vintage avec 6 petits carnets à l’un des 3 parfums (26 €) ou coffret découverte pour avoir les 3 variétés olfactives à 22 €.

www.papierdarmenie.fr

 

Le carnet dernier né parfumé à la rose

Le carnet dernier né parfumé à la rose

 

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